Batterie d’un vélo électrique

Dans ce deuxième volet de notre série d’articles sur les critères de choix d’un VAE, nous allons détailler un autre critère primordial, la batterie d’un vélo électrique. Représentant 30 à 40% du prix global du vélo, et élément central dont la capacité à vous aider est essentielle, c’est surement un point très intéressant à analyser.

 La batterie d’un vélo électrique

La batterie est évidemment un élément capital pour le vélo à assistance électrique. Pour faire le bon choix, il est nécessaire de s’intéresser à deux points cruciaux de la batterie.

Le premier point est tout simplement le fabricant de la batterie. Aujourd’hui, il existe de nombreuses sociétés produisant et commercialisant des batteries pour vélos électriques. Difficile de s’y retrouver évidemment. Il vaudra donc toujours mieux faire confiance soit :

  • à une marque de renommée mondiale comme Bosch, Samsung ou Sony,
  • aux marques dont l’expérience et la qualité n’est plus à prouver sur ce marché.

Le deuxième point à analyser correspond aux caractéristiques techniques de la batterie du VAE. Passons les en revue :

Le type de batterie d’un vélo électrique

Il existe historiquement plusieurs types de batterie pour cycle électrique : batterie au plomb (Pb), batterie nickel cadmium (Ni-Cd), batteries nickel hybride métal (Nimh), et batteries lithium –ion.

De nos jours, quasiment toutes les batteries pour vélos électriques sont du type lithium-ion car c’est la technologie la plus récente, la plus fiable et la plus performante. Les batteries lithium-ion sont plus légères et offrent entre 600 et 1200 cycle de recharge. De plus, une fois leur durée de vie atteinte, elles partent sans problème au recyclage.

Elles fonctionnent sur le principe d’échange des ions Lithium pendant la décharge entre la cathode et l’anode. L’échange inverse se produit pendant la charge (anode vers cathode).

La performance de la batterie

La performance de votre batterie VAE dépend de deux facteurs :

  • la tension (en volts V)
  • la capacité (en ampères par heure A/h).

Vous trouverez évidemment plusieurs tensions disponibles sur le marché, dont la plus courante est de 36 volts.

La capacité s’échelonne quant à elle de 8 Ah à 15 Ah. Plus la capacité est élevée et plus l’utilisateur peut parcourir un grand nombre de kilomètres sans recharger la batterie.

Le nombre de critères influant sur votre autonomie en vélo à assistance électrique est important :  le vent, la physionomie du parcours, plat ou accidenté, … mais surtout le poids du cycliste et la capacité de la batterie. Un homme pesant 100kg sur un VAE de 200Wh fera 30km sur terrain plat alors qu’une personne de 50kg en fera le double !

Chargement de la batterie d’un vélo électrique

La batterie d’un vélo électrique est amovible et se charge uniquement par le biais d’une prise de courant normale. Il n’y a en effet aucune recharge au cours du pédalage ou dans les descentes, comme la croyance populaire peut parfois le suggérer… Attention à garder votre batterie chargée même dans le cas où vous n’empruntiez pas votre vélo électrique régulièrement. En effet, il faut savoir qu’une batterie non chargée s’use vite. En gros,  une batterie utilisée se conserve mieux qu’une batterie « à l’abandon ». Gardez donc à l’esprit de recharger régulièrement votre batterie, de l’ordre d’une fois par mois minimum.

Bien sûr, au fil du temps, l’autonomie  de la batterie diminuera petit à petit et son chargement devra par conséquent intervenir plus souvent.

La durée de vie de la batterie dépend aussi de votre utilisation. Si vous l’utilisez tous les jours et que vous procédez à 2 recharges quotidiennes, vous atteindrez bien plus vite le nombre de cycles de recharges possibles que si vous l’utilisez une fois le dimanche avec une recharge hebdomadaire.

La puissance du moteur pour un vélo électrique

La puissance du moteur d’un vélo électrique est légalement limitée à 250 W selon les normes européennes. Un VAE équipé d’une batterie affichant 40V et 15 a/h développe une puissance nominale de 40 x 15 = 600Wh.

Le constructeur a donc l’obligation légale de brider le moteur à 250 W, sinon le véhicule sort de la catégorie vélo électrique pour rentrer dans celle des cyclomoteurs, catégorie pour laquelle des contraintes supérieures sont requises, comme une immatriculation ou un casque de protection renforcée.

Deuxièmement, la législation impose que l’action du moteur soit coupée automatiquement au-delà des 25km/h, lorsque le cycliste freine ou lorsque le pédalage cesse.

 

Dans un prochain article, nous nous intéresserons à la position du moteur dans un vélo électrique ainsi qu’au type d’assistance fournie.

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